Mot du président

Mot du président

Les Assises de l’ANCP organisées régulièrement par notre association, sont devenues un évènement majeur dans le monde médical où se retrouvent annuellement les responsables des cliniques privées et des établissements assimilés pour débattre autour de thèmes multiples et variés, du plus grand intérêt pour la profession.

Ces assises constituent ainsi un espace exceptionnel de rencontre entre les membres de notre association et un moment de partage unique d'idées et d'expériences, indispensable pour asseoir la qualité de l'offre de soin en cliniques privées dans notre pays.

Cet évènement est également une opportunité offerte à l’ensemble des membres participants d’exprimer et de vivre ensemble leur union et leur cohésion, ce qui est indispensable pour renforcer davantage notre Association et la rendre encore plus impactante.

Le chemin parcouru par l'ANCP jusqu'à ce jour est riche d’acquis. Elle se positionne ainsi aujourd’hui comme le principal sinon l’unique représentant des cliniques privées et des établissements de soins assimilés dans notre pays. Elle est actuellement connue et reconnue de tous nos partenaires et toujours sollicitée dès lors qu'une problématique touche notre profession.

Le Bureau de l'ANCP très dynamique, constitué de plusieurs membres dévoués, est résolument inscrit dans une lutte permanente et constante pour défendre les intérêts de nos établissements, et donc de nos patients. Nous sommes, en effet, intimement convaincus, d'une part, de l’importance de notre position prépondérante en tant que prestataires de soins et, d'autre part, de la légitimité de nos revendications. Ces revendications s’appuient sur des propositions toujours fondées et émanent de notre souci premier d’améliorer notre système de soins au profit de tous nos concitoyens.

Cette année nous sommes à la quatrième édition de nos assises. A cette occasion, le bureau propose au débat trois thèmes importants :

        1. Le bilan de la récente et controversée loi 131-13 relative à l’exercice de la médecine dans notre pays. Cette dernière est controversée en raison du fait qu’au moment de son élaboration déjà les professionnels de la santé avaient attiré l’attention sur les insuffisances et autres incohérences qu’elle comportait. En plus de cela il est évident maintenant que ce texte n’a pas apporté les réponses promises aux problèmes de la santé aux Maroc, et montre clairement ses limites d'où la nécessité d'en débattre.

        2. Le partenariat public privé entre les deux secteurs du système de santé, autre levier de l’amélioration de l’accès aux soins n’a pas non plus abouti car l’administration n’a pas su écouter les professionnels car la méfiance a eu raison de la confiance.

        3. Le cout des prestations : ce thème répond à une logique de révision de la tarification nationale. En effet le TNR actuel a été imposé de manière arbitraire ne tenant aucunement compte du cout réel des prestations. Cette situation aberrante, qui n’a que trop duré, a profondément terni l’image du secteur libéral de soins. Le dialogue se heurte aujourd’hui au laxisme des responsables et au refus catégorique des instances dirigeantes de la CNOPS opposées à toute idée de révision de la convention tarifaire.

Malgré l’hostilité injustifiée de la CNOPS au dialogue avec le corps médical, nous demeurons convaincus que la concertation est la seule façon de construire un système de soins efficace, solidaire et équitable délivrant des prestations de qualité, dans le respect de tout citoyen de notre pays ainsi que de notre noble profession. Nous considérons qu'aucun autre dialogue que celui qui serait basé sur une relation de confiance à la hauteur de celle que nous accordent les patients n'a de raisons

d'être. Le calcul du cout réel des prestations est de ce fait un déterminant objectif de cette relation de confiance, ce sur quoi cette thématique se propose de réfléchir.

Le bureau vous propose également de clôturer nos travaux par la tenue de notre assemblée générale pour débattre de questions inhérentes au fonctionnement de notre association notamment son éventuelle transformation en syndicat.

BENAGUIDA

Mohamed Benaguida

Président de l’Association Nationale des Cliniques Privées